Le projet de démantèlement du service public de formation des maîtres a de multiples effets désastreux. D'une part, la formation au rabais voulue par cette réforme constitue une réelle menace pour la qualité de l'éducation dispensée aux enfants, et les étudiants professeurs sont dans une situation intolérable. D'autre part, en cassant l'outil de formation, les pouvoirs publics génèrent une casse économique et sociale dont il faut avoir conscience.

L'IUFM compte 60 contractuels. L'université d'Artois a elle aussi des contractuels :108.  Soit un total de 168 salariés. Des familles sont terriblement inquiètes. Perspective : chômage ? Menu quotidien : détresse, angoisse et déprime. Et un épouvantable sentiment de mal-être : comment et pourquoi être considérés comme des kleenex après avoir si bien participé à l'intérêt général, aux côtés des fonctionnaires ? Le collectif IUFM EN LUTTE exprime sa totale solidarité envers l'ensemble de ces collègues, de l'IUFM et de l'U.A. Les pouvoirs publics peuvent-ils fermer les yeux face à une telle situation ?

Les personnels non enseignants sont indispensables. Total IUFM + Université d'Artois : plus de 700 salariés, qui s'occupent de l'entretien, la restauration, la maintenance, l'administration : grâce au travail accompli, les étudiants évoluent dans un environnement propice aux études. Dans ces familles, l'équilibre du budget n'est pas facile.Un seul exemple : les salaires étant ce qu'ils sont, il est difficile, impossible,  ne serait-ce que sur le plan financier, d'envisager des déplacements  de 100 ou 200 km par jour l'année prochaine. Fermeture de sites ? Réduction des effectifs ? Réaffectation ? L'inquiétude générée par toutes ces incertitudes (mystère total !) a atteint les limites du supportable. Les pouvoirs publics ont-ils conscience de la situation dramatique et désespérante que vivent actuellement ces centaines de familles dans le Nord Pas de Calais ?

Le collectif exige que les Autorités soient à l'écoute de notre détresse. Il faut prendre la peine de mesurer la gravité de la situation. Au gâchis sur le plan économique ne doit pas s'ajouter la casse sur le plan humain. Le collectif demande qu'un véritable dialogue s'instaure.  Au plus vite ! Il y a urgence.