IUFM en lutte

Blog du collectif IUFM Nord Pas de Calais

29 novembre 2009

Que disent nos ministres?


http://dp.over-blog.com/article-40085858.html

Posté par collectifiufm à 19:39 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 novembre 2009

Vers une convergence du mouvement des Iufm et du mouvement des Universités?: un appel de la coordination "Sauvons l'Université"

Sauvons l'Université!

Nous n’appliquerons pas leur réforme !
Appel aux enseignants de la maternelle à l'université, aux parents d'élèves, à tous les citoyens
Le 13 novembre 2009, le gouvernement a présenté ses décisions concernant la réforme de la
formation des enseignants pour les écoles, les collèges et les lycées.
Nous, personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche, nous lui répondons aujourd'hui
que nous refusons d’appliquer ces décisions néfastes, prises en dépit du bon sens et au mépris de tous.

Au mépris des étudiants
,
- Le gouvernement maintient sa logique d'augmentation de la durée des études non rémunérées en faisant
passer de quatre à cinq ans la durée minimale séparant le bac de la réussite au concours, sans aucun plan
d'aides massives aux étudiants et sans la moindre revalorisation salariale ensuite, dans le déroulement des
carrières.
- Le gouvernement choisit d’ignorer la spécificité évidente de chacun des métiers de l’enseignement en
considérant, dans le nouveau calendrier des concours, qu’il est acceptable de demander aux mêmes candidats
de passer successivement à quelques semaines d’intervalle les concours de professeur des écoles, de professeur
des lycées et collèges, de professeur de lycée professionnel.

Au mépris de la qualité de la formation des futurs enseignants
,
- Le gouvernement aménage la première année d’études supplémentaires (master 1, ex-maîtrise) en une simple
année de bachotage généraliste et prétend que les étudiants de deuxième année (ex-DEA) pourront en quatre
mois seulement, entre les écrits et les oraux, à la fois préparer un oral de concours, suivre des stages, rédiger
un mémoire de master, se former à la recherche, s’initier à la dimension internationale de leur fonction future
et connaître l’organisation de l’éducation nationale.
- Le gouvernement détruit toute formation professionnelle dans sa réforme en réduisant à une peau de chagrin
la formation alternée qui constituait la première année post-concours. Il la remplace par de « pseudo-stages »
organisés par les seuls rectorats et entérine la destruction de vingt ans d’expertise didactique et pédagogique au
sein des IUFM (anciennes Ecoles Normales).
- Le gouvernement feint de croire que les masters ainsi conçus, dont le niveau aura dramatiquement baissé,
pourront délivrer un diplôme professionnalisant. Or, celui-ci ne sera qu’un alibi pour envoyer ceux qui
n’auront pas le concours enseigner comme précaires de l’éducation nationale.

Au mépris des élèves,
- Ce projet s'inscrit dans une politique globale : depuis des années, le gouvernement s’obstine à vouloir réduire
le nombre de postes d’enseignants dans le premier et le second degrés, en diminuant constamment le nombre
de postes mis aux concours et en développant tout un arsenal de mesures qui fragilise la formation des futurs
enseignants.
- Le gouvernement restreint le nombre de titulaires remplaçants au point de rendre impossible le simple
remplacement des collègues malades dans les classes des écoles, lycées et collèges. Au lieu de remplaçants
formés, les rectorats envisagent aujourd’hui d’envoyer en stage des étudiants sans le moindre encadrement
didactique et n’ayant pas encore les concours.
- Au détriment de la sécurité la plus élémentaire, ces étudiants en formation, placés pour la première fois
devant des élèves, seront responsables, civilement et pénalement, de leur classe.
Au mépris du service public d’enseignement et de recherche,
- Le gouvernement rompt avec l’idée que la formation au service public doit se faire au sein du service public,
en mettant en place un calendrier des concours de recrutement (d’octobre à décembre) qui va précipiter le
recours aux institutions privées pour un bachotage préparatoire aux épreuves durant les mois d’août et de
septembre.
- Le gouvernement déséquilibre les formations universitaires existantes dans leur articulation avec la
recherche, et prépare en particulier la disparition de toute formation à la recherche dans les lettres et sciences
humaines et sociales en détournant les viviers d’étudiants des offres de formation existantes vers les seuls
parcours d’enseignement.

Au mépris de toute écoute et de toute efficacité dans l’action gouvernementale,
- Les ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur persistent dans la mise en place de la
réforme de la formation des enseignants sans tenir le moindre compte des critiques unanimes et des
propositions avancées par tous les acteurs de ce débat depuis des mois, notamment sur le calendrier des
épreuves de concours et sur les nécessaires équilibres entre formation disciplinaire et formation pédagogique.
Nous n’appliquerons pas cette réforme, nous ne mettrons pas en place les stages, nous ne
rédigerons ni projet de maquettes ni parcours de formation,
Nous ne contribuerons pas à la destruction du service public de l’enseignement et de la
recherche de la maternelle à l’université.
Que le gouvernement prenne ses responsabilités. Nous prenons les nôtres !

Sauvons l’Université ! le 24 novembre 2009
http://www.sauvonsluniversité.fr

Posté par collectifiufm à 10:32 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pour un peu de recul sur notre actualité immédiate

Une lecture salutaire ...
(c'est-à-dire à la fois alarmante et réconfortante)


L’université et la recherche en colère. Un mouvement social inédit, présenté (...)

                  

L’université et la recherche en colère. Un mouvement social inédit, présenté par Claire Brisset                                 

 

Sous la direction de Claire-Akiko Brisset Henri Audier, Geneviève Azam, Déborah Blocker, Julia Bodin, Claire-Akiko Brisset, Isabelle Bruno, Didier Chatenay, Hélène Cherrucresco, Christian de Montlibert, Georges Debrégeas, Antoine Destemberg, Olivier Ertzscheid, Marcel Gauchet, Pierre Jourde, Christophe Mileschi, Daniel Mortier, Frédéric Neyrat, Sylvain Piron, Michel Saint-Jean, SLU (Sauvons l’Université !), Philippe Selosse, Charles Soulié, Isabelle This Saint-Jean, Alain Trautmann, Ian Vickridge

« Depuis combien de temps n’avons-nous pas un débat sur quelle était la politique scientifique de la France ? C’est quand même un sujet ! » Ainsi que l’a lui-même réclamé le 22 janvier 2009 Nicolas Sarkozy dans son discours « À l’occasion du lancement de la réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation », le débat a eu lieu. En partie suscité par ce même discours au style inimitable, il s’est tenu dans les universités, dans les laboratoires de recherche et dans la rue. Il a été conduit par des enseignants-chercheurs, des chercheurs, des personnels administratifs et techniques, par des étudiants et par des concitoyens durant des mois. Parallèlement à d’autres mouvements sociaux inédits comme la lutte contre la réforme de l’hôpital public, ses acteurs ont eu le sentiment de mener seuls ce débat. Ils se sont heurtés à un gouvernement non seulement sourd à toutes les formes de protestation, mais avant tout soucieux de priver de toute crédibilité ce mouvement de grève et de contestation unique, dans l’histoire de l’université française, par son ampleur et sa longueur. Certes, les « réformes » mises en œuvre progressivement ne datent pas d’hier, mais ce gouvernement a plus à cœur que d’autres d’accélérer le processus de marchandisation du service public, n’hésitant pas au besoin à user de mensonges flagrants, complaisamment relayés par les médias. Le but de ce livre est de rétablir quelques vérités et de permettre à des acteurs du mouvement de s’exprimer : qu’est-ce que l’université et plus généralement le monde de la recherche aujourd’hui ? Quelles sont ces « réformes » qu’on veut leur imposer et pourquoi s’y opposent-ils avec tant d’énergie ?

Claire-Akiko Brisset est maître de conférences à l’université Paris Diderot-Paris 7. Spécialiste de l’histoire de la culture visuelle japonaise classique et moderne et d’histoire de la littérature japonaise classique, elle a récemment publié À la croisée du texte et de l’image : paysages cryptiques et poèmes cachés (ashide) dans le Japon classique et médiéval, Paris, Collège de France, 2009.

 

Table des matières

La « guerre de l’intelligence » m’a tuer Claire-Akiko Brisset

L’autonomie des universités veut dire la mise au pas des universitaires Marcel Gauchet

Réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche : une contre-révolution Michel Saint-Jean et Isabelle This Saint-Jean

Pour une vraie réforme de notre système d’enseignement supérieur et de recherche Alain Trautmann, Georges Debrégeas et Didier Chatenay

« Oui chef, bien chef » Christian de Montlibert

L’institution universitaire face à l’économie de la connaissance Geneviève Azam

Pour comprendre les « réformes » de l’Université et y résister, changeons d’échelle ! La stratégie de Lisbonne et les mobilisations européennes contre le « marché de la connaissance » Isabelle Bruno

Un commentaire de texte du discours de Nicolas Sarkozy : « À l’occasion du lancement de la réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation » (22 janvier 2009) Antoine Destemberg

L’université aux prises avec l’idéologie de la performance Sylvain Piron

Les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail ! Pierre Jourde

Modulation de service : un décret au service d’une décrépitude annoncée Olivier Ertzscheid

Réforme du statut des enseignants-chercheurs : une période de glaciation intellectuelle commence Christophe Mileschi

La « réforme » du CNU Daniel Mortier

Une leçon pour Valérie Pécresse : les inégalités sociales dans l’enseignement supérieur Charles Soulié

L’Université payante, dernier pan de la modernisation universitaire libérale Frédéric Neyrat

Des pauvres plus pauvres, des riches plus riches : les enjeux « égalitaires » de la réforme des CROUS Philippe Selosse

Leurs intentions sont pures Julia Bodin

Recherche : l’apogée d’une vision utilitariste Henri Audier

Quand enterrerons-nous les fossoyeurs ? Hélène Cherrucresco

« Et d’ailleurs, au fond, que veulent-ils ? Encore deux ans de palabres… » ou comment Valérie Pécresse évita de voir à Berkeley ce qu’il aurait été utile qu’elle contemplât Déborah Blocker

Apprenons du malheur du pays des All Blacks Ian Vickridge

Et si c’était maintenant que ça commençait ? Sauvons l’Université !

Posté par collectifiufm à 10:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 novembre 2009

Une crise aigüe dans le Nord Pas de Calais

Pourquoi signer la pétition intitulée "sauvons la formation des enseignants dans le Nord Pas de Calais  ?"

Nous lançons une alerte face au démantèlement d'un service public,  nous luttons pour obtenir une cohérence académique de la politique de formation  professionnelle de tous les enseignants dans le Nord Pas de Calais.  Avec cette réforme qui obéit à une logique comptable et qui produira des effets détestables, la crise est aigüe.  Au plan régional, nous appelons à un moratoire sur la fermeture des sites IUFM dans le Nord et le Pas de Calais,  nous exigeons  la levée des incertitudes qui pèsent sur les emplois, y compris ceux des contractuels, qui ne sont pas des produits jetables et qui ont un savoir-faire reconnu et apprécié, nous voulons des engagements clairs et publics sur les mesures portant sur l'avenir des étudiants-professeurs, sur les perspectives  académiques de formation des enseignants  !


Enseigner, un  métier qui s'apprend !
Signez la pétition !

Posté par collectifiufm à 15:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Communiqué de presse de la CD IUFM

La Conférence des Directeurs d' IUFM a rédigé une analyse très pertinente de la situation. Elle nous a  fait parvenir son communiqué de presse. Extraits :

Après avoir pris connaissance des annonces faites aux organisations syndicales le vendredi 13 novembre, le bureau de la CDIUFM affirme sa consternation face aux propositions des deux ministres en charge de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants.

Une concertation alibi

A une exception près (la place du concours de l’agrégation en fin de M2) les décisions ministérielles sont absolument identiques au projet préétabli. Le travail des groupes de proposition pendant six semaines n’a été qu’une mascarade, une mystification, faisant croire en l’existence d’une authentique concertation et surtout donnant l’illusion d’un consensus alors que ni l’une, ni l’autre n’ont jamais existé.

Une vision simpliste de l’insertion professionnelle

Les propositions actuelles sont soit muettes au regard des problèmes posés par cette réforme, soit proposent des solutions simplistes. .../... Contrairement à ce que prétend le rapport du groupe de synthèse le master généraliste disciplinaire, par on ne sait trop quelle magie, ne règle pas la question des reçus-collés.

Une méconnaissance de la réalité des projets professionnels des étudiants

Certaines propositions nous apparaissent tout à fait caricaturales, en particulier celles qui suggèrent, grâce à l’étalement du calendrier des épreuves des concours que la plupart des étudiants pourraient tenter le concours de professeur des écoles dont les épreuves d’admissibilité auraient lieu en septembre .../... L’ensemble de cette perspective nous semble ahurissant, très éloigné des réalités étudiantes et très méprisant du travail des enseignants chercheurs en université.

Des masters inadaptés à la réalité du métier

Les propositions du 13 novembre n’affirment pas clairement qu’il sera proposé à tous les étudiants une offre de master adaptée à leurs voeux et aux exigences des métiers auxquels ils se destinent.

La fin programmée de la formation professionnelle des enseignants ?

Au total, ce texte ignore une idée qui s’est pourtant imposée depuis des années et que partagent la plupart des acteurs concernés par la formation : enseigner est un métier qui s’apprend et qui requiert de ce fait une véritable formation professionnelle, qui ne peut en aucun cas se réduire à quelques stages pratiques. .../...

Pour toutes ces raisons cette réforme n’est pas acceptable et ne peut que susciter l’opposition de tous ceux qui restent attachés à la formation des enseignants.

Lien vers le portail IUFM :
http://www.iufm.education.fr/connaitre-iufm/cdiufm.html

Posté par collectifiufm à 14:55 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Signez la pétition !

Sauvons la formation des enseignants dans le Nord-Pas de Calais
Pour lire et signer la pétition, c'est ici

http://5505.lapetition.be/

Posté par collectifiufm à 14:47 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 novembre 2009

La réforme de la formation par le Ministère : échéances (doc. du 14 novembre 09)

r_forme_master_1__14_novembre_2009

Posté par collectifiufm à 14:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Communiqué de presse des 6 Présidents d'Université du Nord Pas de Calais, 16 nov.09

communiqu__presse_6_pr_sidents_16_novembre

Posté par collectifiufm à 14:41 - Documents - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

Pétition des personnels IUFM Nord Pas de Calais

A l'initiative des collègues de Villeneuve d'Ascq, une pétition "Alerte sur le service public de formation des enseignants dans l'académie du Nord Pas de Calais" est en ligne à l'adresse suivante : http://5505.lapetition.be/

Voici le texte de la pétition :  P_tition_des_personnels_IUFM_59_62

Nous comptons sur vous !

Posté par collectifiufm à 14:38 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

C'est reparti !

Allez, hop ! Les événements le nécessitent donc le blog reprend du service, toujours et encore dans le but de partager nos informations.

Ce blog doit être une plate-forme d'échanges, n'hésitez pas à participer à le faire vivre ! (Il suffit de nous envoyer un petit message...). Nous avons besoin de votre aide !

Posté par collectifiufm à 14:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Page suivante »