07 avril 2009

Compte-rendu de la 3° réunion de la coordination nationale, le 4 avril à Antony

1) Etat des lieux : présentation de la situation dans les différentes IUFM représentées.
Formes de mobilisation, situation dans les universités, état des inscriptions et problèmes posés par les inscription, perspectives pour la scolarisation des étudiants dans chaque académie etc.. Les situations locales sont extraordinairement diverses, même si le combat reste le même pour le niveau national ; par contre les rapports de
force à l'intérieur des académies induisent des stratégies assez différentes sur le plan local les formes de mobilisation se rejoignent un peu partout (actions médiatiques, rencontre de députés etc..), elles ne semblent pas baisser et les représentants sont déterminés plus que jamais à continuer jusqu'au retrait du projet de réforme, en n'acceptant aucune mesure transitoire, façon déguisée d'installer la réforme. En quelques endroits, il y a suspension ou rétention administrative temporaire (jusqu'au 25 avril, par vote reconductible) du suivi des stagiaires. En même temps elle s'essouffle un peu, et la plupart ressentent, comme je l'ai dit à Lille,  la nécessité de commencer à poser les bases d'un
travail de réflexion dans la durée, sur la formation, l'avenir des IUFM etc..dans plusieurs endroits des Assises de la formation pour lancer ce travail ont eu lieu : le 31 mars à Toulouse (mais les représentants étaient absents, faute de transport), le jour même en Seine Saint Denis (représentants absents pour cette raison), ou vont avoir lieu. Cela me
semble une piste indispensable, même si le plus pressé est la pression pour le retrait. Il faut commencer à mettre en place la suite, et penser des structures de réflexion avec une certaine pérennité, pour être constructifs sur le long terme. Cette réflexion ne peut se faire seulement à l'intérieur des IUFM, elle doit se faire avec les collègues
des universités et avec des cadres qui ont une connaissance technique des dossiers.
Quelques interventions d'universitaires d'UFR des universités, déjà présents aux autres réunions, montrent l'importance de contacts de travail commun entre collègues des différentes universités, ce qui nous manque beaucoup à Lille. Le problème que j'ai ressenti et pour lequel je suis intervenue est qu'on parlait beaucoup d'actions vis à vis de l'extérieur, cherchant comment les élargir en faisant appel à l'opinion, et à mon avis trop peu des décisions qui seraient rapidement à prendre à l'interne, notamment pour les camarades élus dans les conseils, dans les relations entre IUFM et universités et entre universités, et entre universités, sur des problèmes assez techniques mais décisifs (les modalités
d'inscriptions, les équivalences, les parcours, mais aussi la participation à des instances de consultation du type CDIUFM, groupes de travail techniques inter-universitaires etc.. Ces questions ont donc été discutées l'après midi

2) Discussion sur les derniers textes :
la déclaration de Darcos (tout le monde est d'accord pour refuser toute mesure transitoire qui viserait à installer de façon insidieuse la réforme; notamment l'incitation à s'inscrire en M1, mais aussi la tentation d'entrer dans la logique des équivalences en proposant des modalités pouvant donner lieu à dossier pour équivalences . Plusieurs participants ont souligné les absurdités : un M1 ne correspond à rien en fait de diplôme, il ne vaut pas carte blanche pour passer en M2, puisque c'est une commission d'UFR qui sélectionne les étudiants au passage en M2. Jusqu'à présent dans les cas d'équivalence, il n'y a jamais automaticité, mais examen  des cas par une commission. A ma demande, l'assemblée a précisé que cela implique donc de refuser ces bidouillages de "notes master" dès cette année, pour lesquelles
d'ailleurs plusieurs universitaires n'étaient pas du tout au courant.
Je compte défendre ce point de vue au conseil d'école (et d'ailleurs je n'avais personnellement pas rendu de notes master, trouvant le dispositif imposé trop absurde) la déclaration de la CPU (assez ambigue) la dernière déclaration de la CD IUFM, dont tout le monde se réjouit du ton vigoureux, et en cela inattendu (des phrases en seront citées dans
la motion de la coordination)

3) Intervention de JP Chevalier représentant la CDIUFM insiste sur l'absurdité de la proposition d'attribuer l'année prochaine 60 crédits à une 1° année d'IUFM, étant donné que les master 2 auxquels ils pourraient éventuellement permettre de prétendre n'existent pas, et que de toutes façons ce sont toujours les jurys de master qui décident
de l'accès au M2 perspectives pour les reçus au concours 2010 : s'ils ont déjà un master, ils seraient mis sur le terrain, s'ils n'ont pas de master, ils seraient mis sur le terrain avec 1/3 de décharge pour préparer un M2, mais toujours le même problème : quel master ? D'autre part 1/3 de décharge cela fait un jour par semaine, après un concours très peu
professionnel.
Difficultés pour les inscriptions au niveau des relations inter-universitaires : comment les effectifs des étudiants inscrits seront-ils comptés dans les différentes universités ? A certains endroits l'IUFM est acceptée comme le guichet unique qui reverse ensuite une partie de l'argent aux différentes universités, mais pas partout.
Difficultés aussi pour la formation après la prise de fonction : avec la compétence élargie, le recteur devra acheter la formation, mais il n'a pas de quoi payer --> risque que cela se résume à quelques amphis, et une aide pédagogique d'urgence sur le terrain
Parle ensuite du projet d'Etats généraux de la formation de la CD IUFM ; elle se pose la question de comment associer la coordination nationale à cette manifestation. Pour le moment elle ne fait pas partie des partenaires de la liste. Les directeurs sont censés faire représenter leur IUFM par un ou deux responsables de formation.

4) Discussion :
-  sur la position à prendre par rapport aux différentes instances de consultation ou de pseudo-négociations qui se mettent en place : condamnation totale de la mission Marois-Filâtre (à laquelle d'ailleurs la CNFDM n'a pas été conviée) qui est jugé un simulacre de négociation ; refus de participer aux Etats généraux de la CD IUFM, tant que le projet n'est pas retiré, notamment à cause du manque de transparence de la désignation des membres
---> mot d'ordre de refus de toute participation à ce genre d'instances tant que le projet n'est pas retiré
- sur le fait de signer la lettre ouverte de protestation des 59 sociétés savantes et associations d'enseignants : débat parce que nous ne sommes pas complètement d'accord avec cette lettre, notamment la fin parlant de la commission représentative qui décidera du contenu des concours etc.. Mais d'une part les mêmes sociétés ont accepté de signer
le texte de la coordination, et d'autre part une telle lettre est un véritable camouflet pour Darcos qui comptait beaucoup sur l'appui de telles sociétés. Finalement on  signe, avec quelques demandes de petites modifications
- Sur l'état des signatures d'organisations et de syndicats, qui s'allonge, au texte conjoint de la coordination nationale formation des enseignants et de la Coordination nationale des universités : Formation des enseignants : le temps presse! (fichier joint)

5) rédaction (longue et laborieuse) de la motion jointe  + une motion courte (le retrait de la réforme préalable à toute participation à des négociations, qu'elles qu'elles soient)

6) Perspectives d'action (mais il était déjà tard)
un petit groupe écrira un 4 pages explicatif abordable pour le grand public (à partir des tracts grand public qui ont été faits ici ou là )
Participation active à la journée nationale d'action du 8 avril
Développer des initiatives locales du type Assises de la formation
Prendre tous les contacts dans les académies pour contrer le mouvement d'inscriptions en master, et la mise en place de solutions provisoires (équivalences etc..)
EN

Posté par collectifiufm à 08:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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